Formation de l'Observateur / Novice

Les Origines de l'Ordre du Temple

Au moyen âge apparaissent plusieurs institutions de moines soldats, parmi eux, les CHEVALIERS DU TEMPLE, qui ne sont pas tous français, comme on a encore tendance à le croire aujourd’hui, mais tout en relevant de l’Empire et d’une armée du nord ou de l’est, ils étaient de diverses provenances.  Certains étaient issus de Flandres, amis du COMTE DE BOULOGNE, d’autres venaient de l’entourage de SIRE DE CHAMPAGNE, d’autres du LANGUEDOC, de PROVENCE et du Roussillon.  L’un d’eux provient du CENTRE, deux autres des possessions de l’Aquitaine ancienne :

 

 

·        HUGUES DE PAYENS : d’une famille alliée au COMTE DE CHAMPAGNE, il était Sire de Montigny.

·        GEOFFROY DE SAINT-OMER : des châtelains de Saint-Omer en Flandre.

·        ANDRE DE MONTBARD : des comtes de Montbard, Bourguignon.

·        GEOFFROY BISOL et HUGUES RIGAUD : languedociens.

·        ARCHANBAUD DE SAINT-AIGNAN ou DE SAINT-AMAND : issu d’une noble famille du centre de la France.

·        PAYEN DE MONTDIDIER : de la souche des seigneurs de Montdidier, en Picardie, qui relevait des Flandres.

·        ROSSAL ou RORAL : on ne sait pas grand-chose de lui.  Peut-être est-il ROBERT DE CRAON et, dans ce cas, il serait angevin.

·        GONDEMAR : originaire du Portugal.

 

 

         A l’issue du concile de CLERMONT D’AUVERGNE, le 27 novembre 1095, le pape URBAIN II lance son appel angoissé pour apporter l’aide aux chrétiens d’orient, menacés par les Musulmans.  Cette exhortation lança la première croisade qui se divisa en deux mouvements, respectivement la CROISADE POPULAIRE et la CROISADE DES BARONS.

 

LA CROISADE POPULAIRE

         Cette croisade est prêchée par PIERRE L’ERMITE, formée des membres du petit peuple, ne possédant aucune expérience des armes, s’ébranla des avril 1096.  Dirigée par PIERRE L’ERMITE et de petits seigneurs tels GAUTIER SANS AVOIR, leur ignorance dans le domaine militaire aboutit à un véritable massacre.

 

LA CROISADE DES BARONS

         Se compose en quatre groupes :

 

Le premier composé des croisés du Nord dirigé par GODEFROID DE BOUILLON, duc de BASSE-LOTHARINGIE, et son frère BAUDOUIN DE BOULOGNE.  Traversant la HONGRIE et la BULGARIE, il arrive à CONSTANTINOPLE vers la Noêl de 1096.

 

Le second formé de Siciliens-Normands est commandé par BOHEMOND DE TARENTE et par son neveu TANCREDE.  Voyageant par mer, il débarqua à CONSTANTINOPLE le 16 avril 1097.

 

Le troisième regroupait les Croisés Méridionaux sous l’étendard de RAYMOND DE SAINT-GILLES, comte de TOULOUSE.  Traversant l’Italie, la DALMATIE, l’ALBANIE et SALONIQUE, il atteignit CONSTANTINOPLE le 17 avril 1097.

 

Le quatrième rassemblait les Croisés du nord et du centre de la France est mené par ROBERT DE FLANDRE, ETIENNE DE BLOIS, HUGUES DE VERMANDOIS, frère du roi, traversa les ALPES et prit également par l’Italie.

  

         Toutes les forces réunies, les Croisés traversèrent l’ASIE MINEURE.  Le 1er juillet 1097, ils bousculèrent les forces de KILIDJ ARSLAN, stupéfiant ainsi tout l’ORIENT.  Le 3 juin 1098, ils s’emparent d’ANTIOCHE et au mois de juin 1099, ils atteignent JERUSALEM.

 

         Après de furieux combats, ils conquièrent cette cité le 15 juillet 1099.  Selon GUILLAUME DE TYR, le Conseil de la Croisade voulut stabiliser les conquêtes en les transformant en royaume franc ayant pour capitale JERUSALEM.

 

        

 

        Le 22 juillet 1099, il procéda à l’élection d’un roi ; GODEFROID DE BOUILLON fut préféré au comte de TOULOUSE.  Ce premier refusa le titre de roi et prit simplement le nom d’AVOUE DU SAINT-SEPULCRE.

A sa mort survenue en 1100, lui succèdent successivement BAUDOUIN I et BAUDOUIN II.

 

         Dans ce nouveau royaume, aucun des Grands ne pense à protéger les Pélerins.  C’est pourquoi, HUGUES DE PAYENS et GEOFFROY DE SAINT-OMER et quelques compagnons prirent en charge cette mission, sous le nom de PAUVRES CHEVALIERS DU CHRIST.

 

         De HUGUES DE PAYENS on ne sait presque rien, si ce n’est qu’il est apparenté au comte de HUGES DE CHAMPAGNE.  Sans l’aide de ce dernier, lui-même ami de SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX, les Templiers seraient restés dans l’ombre.  Il est à remarquer que ces trois hommes sont très liés et vivent dans la même région.

 

         On admet qu’il participe à la première croisade dans l’ost du comte de BLOIS et de CHAMPAGNE.  Il a dû ainsi connaître personnellement GODEFROID DE BOUILLON, ses deux frères BAUDOUIN et EUSTACHE DE BOULOGNE et leur cousin BAUDOUIN DU BOURG, futur BAUDOUIN II, roi de JERUSALEMN, ce qui explique l’importance de sa bienveillance future à l’égard de l’Ordre.  HUGUES DE PAYENS semble être retourné en Orient, en 1104 ou en 1105, en compagnie de HUGUES DE CHAMPAGNE.

 

         Mais qui était ce comte HUGUES DE CHAMPAGNE, né en 1067, dont nous venons de parler.  Fils de THIBAUT III de BLOIS et CHAMPAGNE, il reçoit en fief la CHAMPAGNE en 1093, il est donc suzerain de HUGUES DE PAYENS.  Il ne participera pas à la 1ère croisade, mais se rend, comme nous venons de voir, en Orient en 1104 ou en 1105.

De retour en 1108, il prend contact avec ETIENNE HARDING, abbé de CITEAUX.  Dés lors, ce dernier met tout son monastère à l’étude minutieuse des textes hébraïques, se faisant même aider par les savants rabbins de HAUTE-BOURGOGNE.

 

         Le comte de Champagne repart en 1114 vers la Terre Sainte pour un court séjour.  A son retour, il recontacte l’abbé de CITEAUX et offre à cet Ordre, un territoire situé dans la forêt de BAR SUR AUBE, afin d’y créer l’abbaye qui portera le nom de « ABBAYE DE CLAIRVAUX ».

Celle-ci est confiée à BERNARD DE FONTAINE appelé plus tard BERNARD DE CLAIRVAUX.  Ne pourrait-on pas penser que le comte de Champagne se trouve porteur d’une révélation qu’il confie à l’abbé de CITEAUX, qui pousse ce dernier à préparer le monastère à la lecture d’un document hébraïque qui doit venir.  Ce document nécessiterait que l’on fasse appel à ceux qui peuvent apporter leur aide.

 

         Le deuxième voyage n’est-il pas un voyage de vérification dont le résultat nécessite qu’il soit confié à une personne aussi marquant que BERNARD DE CLAIRVAUX, et cela sur les terres de CHAMPAGNE, donc sous la protection du comte.

 

         Dés lors, le comportement du comte de Champagne devient de plus en plus étrange.  Il veut retourner en Terre Sainte, non comme combattant ou comme pèlerin, mais pour entrer chez les HOSPITALIERS DE SAINT-JEAN DE JERUSALEM qui protégeaient, aidaient, soignaient les pèlerins.

Il semble peu probable que HUGUES DE CHAMPAGNES, grand suzerain au domaine plus étendu que ceux du roi de France, se soit senti une envie irrésistible de soigner les pèlerins.  Et ce même pour le salut de son âme, pour lequel CLAIRVAUX aurait suffi.

 

         Etant marié, sa demande fut refusée, sa femme refusant d’entrer au couvent, comme voulait la coutume.  Dés lors, c’est HUGUES DE PAYENS qui part.  Mais n’y tenant plus, il répudie sa femme, renie son enfant, renonce à son comté et en 1125 rejoint les chevaliers du Temple.  Pour garder les routes de PALESTINE ?  Cela semble peu probable, mais ce départ ne concerne-t-il pas le travail réel, effectué par les Templiers en PALESTINE.

 

 

         Quant à BERNARD DE CLAIRVAUX, né en 1090 près de DIJON, fils de TESCELIN et de ALETH DE MONTBARD, il entre à CITEAUX sous l’abbatiat d’ETIENNE HARDING et fonde en 1115 CLAIRVAUX comme nous venons de le voir.  Immédiatement, il prend la direction de l’Occident.

Ce n’est pas une vue de l’esprit, car il tance vertement rois, papes, évêques, grands vassaux et tous obéissent à ce moine.  Zélateur du culte marial, il crée le terme « NOTRE DAME ».  Tel est l’homme qui allait faire le Temple et lui confier sa mission.

 

         Remarquons que parmi les neufs chevaliers qui se présentèrent devant BAUDOUIN II, roi de JERUSALEM, deux au moins sont proches de BERNARD DE CLAIVAUX (HUGUES DE PAYENS, chef de mission, et le frère de la mère de BERNARD DE CLAIRVAUX, ANDRE DE MONTBARD).

 

         Nous avons dit que BERNARD DE CLAIRVAUX avait donné sa mission à l’Ordre du Temple.  Mais cette mission, quelle était-elle ? Il parait évident qu’HUGUES DE PAYENS et son oncle, ANDRE DE MONTBARD, ne sont pas envoyés par BERNARD DE CLAIRVAUX uniquement pour garder les routes, -eEt que ce n’est pas la raison du comportement de HUGUES DE CHAMPAGNE.

Cela, ils auraient pu le faire en aidant les HOSPITALIERS DE SAINT-JEAN.  Pourtant, cette protection, l’Ordre l’a toujours assurée, même aux moments où il est extrêmement puissant.  Plus tard, lorsque l’Ordre sera officiellement constitué et qu’il possédera une armée en PALESTINE, elle aura pour rôle la défense des Lieux Saints.

 

         Mais en 1118 à 1128 ; en est-il de même ?  Pendant cette période, ils ne participent à aucun combat.  Il semble évident qu’ils ne sont pas là pour combattre.  Mais ils occupent l’emplacement du Temple de SALOMON.  La clé du mystère n’est-elle pas dans le fait qu’ils ne sont là que dans le but de trouver, de garder et d’emporter quelque chose de très important qui se trouve en ce lieu : l’ARCHE D’ALLIANCE et les PIERRES DE LOI.

 

         On assiste alors à une flambée de la civilisation occidentale.  Il en a été de même pour l’Islam tant qu’il a occupé JERUSALEM.  Elle meurt lentement à la suite des croisades, comme si on l’avait coupée de ses bases.

 

         Certains pensent que les PIERRES DE LOI sont une formule de l’univers et qu’elles ont été en la possession des constructeurs de cathédrales.  Suivant la Genèse, ces PIERRES DE LOI étaient enfermées dans un coffre d’or appelé : ARCHE D’ALLIANCE.

 

         Le GRAAL ayant toujours été considéré comme la « coupe de connaissance », les neufs envoyés de BERNARD DE CLAIRVAUX sont bien partis à la conquête du GRAAL.  En plus, Saint Bernard donne à l’Ordre du Temple la mission de laïciser et de diffuser ce qui jusque là était resté un domaine purement monacal, cela dans les trois entreprises humaines suivantes :

La culture, le commerce, la construction religieuse.  Il s’agit donc d’une mission sociale : Nourrir les hommes, les protéger, développer leur commerce et leurs relations et enfin leur instruire l’instrument d’évolution spirituelle.

C’est peut-être ces constructions religieuses qui vous nous donner la clé des origines du Temple.  Et pourquoi le bâton de commandement du Grand-Maître et l’Ordre est un « abacus » de magister constructeur.

 

     Nous venons de voir que l’Ordre du Temple prend sa source à CITEAUX.  Or CITEAUX fut fondé par le bénédictin ROBERT DE MOLESMES.

Les bénédictins ont été crées par BENOIT DE MURCIE.  Ce dernier est un sabin né en 480, il se fait ermite et se livre seul à la méditation, ce dans une époque de grands désordres et d’invasions.  Ensuite réunissant ses disciples, il organise une communauté axée sur le travail, tant manuel qu’intellectuel, ainsi que sur les offices religieux.  Enfin BENOIT DE MURCIE entreprend de réunir tous les manuscrits classiques que l’Eglise avait tendance à supprimer comme hérétiques.  Ceci est la base de la tradition savante bénédictine.  C’est par eux que la chétienté assimile la tradition grecque.  Ils construisent des abbayes dont celles de CLUNY ou de JUMIEGES.  Ce n’est qu’actuellement que l’on se rend comptes qu’elles sont construites selon les données scientifiques, pas encore toutes repérées, voire astronomiques et telluriques.  BENOIT DE MURCIE est mort en 537, soit sept ans après SAINT COLOMBAN, qui révéla à la chrétienté le trésor celtique.

         Voilà donc le fil conducteur qui nous explique la façon dont furent maintenues les connaissances.  Ainsi se comprend qu’on a peut-être trouvé tant d’ouvriers qualifiés et maîtres d’œuvres aux XIème et XIIème siècle pour construire tant de cathédrales (plus ou moins 1.028 pour ces deux siècles, dont CLUNY).

 

         On peut donc dire que le Temple est issu de CITEAUX issu lui-même de CLUNY, qui est l’aboutissement d’une convergence bénédictine et du christianisme celtique.  Cette somme de connaissance, l’Ordre du Temple allait la décupler par l’apport des renseignements venus d’Orient et par sa protection vis-à-vis des constructeurs de cathédrales.

 

         Maintenant, revenons à HUGUES DE PAYENS et à ses compagnons.  C’est en 1119 qu’ils se consacrèrent au service de Dieu sous la règle de Saint-Augustin.  Ils prononcent les vœux de chasteté, de pauvretét et d’obéissance en présence de GARIMONT, patriarche de la Ville Sainte.

 

     Ensuite, ils se présentent au roi BAUDOUIN II qui leur offre une aile de son palais proche du Temple de SALOMON, d’où ils tireront leurs noms de CHEVALIERS DU TEMPLE.

   

BIBLIOGRAPHIE

 

« LES TEMPLIERS » de G. Bordonove.

« L’ORDRE DES TEMPLIERS » de J. Charpentier.

« L’ORDRE MYSTERIEUX DES TEMPLIERS » de L-M. Estebe.

« LES MYSTERES TEMPLIERS » de L. Charpentier.

« LES TEMPLIERS » de L. Daillez


Les conseils des anciens

QUESTIONS SUR L’ORDRE DU TEMPLE

 

1.     Quand fut créé l’Ordre du Temple ?

2.     Combien de chevaliers le constituaient au départ ?

3.     Quels étaient ses buts à l’époque de la fondation ?

4.     Qui donne la REGLE aux Templiers 

5.     En quelle année les Templiers reçurent-ils leur REGLE ?

6.     Quelle est la période de vie réelle de l’Ordre du Temple ?

7.     Combien y-eut-il de Grands Maîtres connus ?

8.     Quelles étaient les constitutions qui régissaient l’Ordre au point de vue
armée, administration ?

9.     Quels sont les faits qui amenèrent la chute des Templiers ?

10. Qui était Guillaume de PARIS ?

11. Qui était Guillaume de NOGARET ?

12. Quelle est la date du supplice de JACQUES DE MOLAY et qui périt avec lui ?

13. Contrairement à l’Ordre donné par le Pape, croyez-vous que l’ORDRE se soit perpétué ?

14. Qu’est ce que l’Ordre du CHRIST ?

 

REPONSES AUX QUESTIONS SUR L’ORDRE DU TEMPLE

 

1.     L’Ordre du Temple fut créé en 1118 par 9 chevaliers ;
- Hugues de Payens
- Geoffroy de St-Omer
- Archambaud de St-Amand
- André de Montbard
- Payen de Montdidier
- Geoffroy Bissot
- Dondemare
- Roral
- Godefroid
En 1126, se joignit à eux, Hugues, comte de Champagne.



2.     La première communauté se composait de 9 membres.  Pendant 9 ans, ils restèrent au même nombre.



3.     Ses buts étaient la protection des pèlerins entre JAFFA et JERUSALEM en Terre Sainte.

Ses membres s’appelèrent d’abord « PAUVRES CHEVALIERS DU CHRIST » et firent vœux monastiques au Patriarche de Jérusalement appelé GARIMOND.



4.     La Règle primitive des Templiers fut fortement influencée par ST BERNARD de CLAIRVAUX.
Elle leur fut donnée par le concile de TROYES qui fut justement convoqué par BERNARD de CLAIVAUX.  Ils reçurent le manteau blanc comme symbole de la pureté de leur vie.



5.     Les Templiers reçurent leur REGLE en 1128.



6.     La première période de vie religieuse s’étend de 1118 à 1314.
Ensuite les Templiers sont des laïcs.



7.     Il y eut 22 grands Maîtres connues durant la première période avant la suspension de l’Ordre par la bulle Papale « VOX CLAMANTIS »



8.     ARMEE                    :  - Le Maréchal
                                       - Les Chevaliers
                                       - Les Turcopoles
ADMINISTRATION :  - Le Grand Maître
                                       - Le Sénéchal
                                       - Le Maréchal
                                       - Les Sergents
                                       - Les Frères de Métier



9.     Après la prise de St Jean d’ACRE par les Sarrasins, en 1291, ou mourut héroïquement le 21ème Grand Maître, Guillaume de BEAUJEU, les Templiers s’installèrent dans l’île de CHYPRE, puis ils eurent leur siège dans la maison du Temple de PARIS.

L’Ordre devenu très riche et très puissant, propriétaire de plus de neuf milles Commanderies, fit ombrage et excita l’envie du Roi de France, Philippe le Bel.  Ce dernier devait de l’argent aux templiers ainsi que de nombreux autres nobles.
Ils déployèrent les procédés les plus infâmes pour s’emparer des richesses du Temple.  Le Roi des Français se servit du Pape CLEMENT V, pour accomplir son œuvre de destruction, aidé de son conseiller et âme damnée, Guillaume de NOGARET.

Le 13 octobre 1307, à l’aube, tous les templiers de France furent arrêtés.

Le 12 août 1308, le Pape CLEMENT V émet une bulle ordonnant une procédure contre l’Ordre.

Le 3 avril 1312, bulle Papale « VOX CLAMANTIS » portant sur l’extinction de l’Ordre.  Il déclare lui-même qu’il n’a pas le droit d’abolir l’Ordre et que ce n’est que par voie de provision qu’il prononce la sentence.



10. Guillaume de PARIS était l’Inquisiteur Principal de France et le confesseur de Philippe le BEL, Roi de France.



11. Guillaume de NOGARET était le Ministre et Conseiller de Philippe le BEL.  Il s’acharna tout particulièrement contre l’Ordre du Temple, aux cours du procès qui fut intenté contre celui-ci.  Il participa également à l’attentat contre le Pape BONIFACE VIII, à AGNANI, sous couvert du Roi de France.



12. Jacques de MOLAY périt sur le bûcher le 18 Mars 1314.  Geoffroy de CHARNAY, précepteur de Normandie, périt avec lui.
Ils furent brûlés vifs sur l’île aux juifs, à Paris où se dresse de nos jours le Pont-Neuf.



13. OUI, il s’est perpétué car Jacques de MOLAY prévoyant sa fin, avait investi de ses pouvoirs, Jean-Marc LARMANIUS, reconnu unanimement comme Grand Maître.
Aussitôt après la mort de Jacques de MOLAY, Jean-Marc LARMANIUS rassembla les restes dispersés de l’Ordre.

Le 13 Février 1324, il lui donna la Charte de Transmission.  Quoique ruiné, l’Ordre manifesta toujours son existence et la série ininterrompue de ses Grands Maîtres, depuis 1324 jusqu’en 1704, témoigne bien de la continuité de son existence.




14. Le Pape JEAN XIII, désireux de restreindre les effets désastreux de son prédécesseur CLEMENT V, permit la fondation de l’ORDRE DE MONTESA et de l’ORDRE DU CHRIST, en 1319, au Portugal.
Simple changement de nom pour les chevaliers qui continuèrent à porter le manteau blanc.

La survivance de l’Ordre du Temple dans l’Ordre de MONTESA et dans l’Ordre du CHRIST était donc légitime sous forme purement Chevaleresque et Laïque.
La seule chose défendue était la perpétuation de l’Ordre du Temple comme Ordre religieux et militaire public.

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