Les Meubles héraldiques - A / B / C
La liste des meubles héraldiques se compose de trois sortes de meubles
- Les meubles spécifiquement héraldiques: ils n'ont pas d'existence hors des blasons (exemple: le roc d'échiquier)
- Les meubles dont la représentation héraldique est très codée, la ressemblance avec leurs modèles non héraldiques pouvant être très éloignée, voire complètement différente (exemple : léopard)
- Les meubles parfaitement reconnaissables, mais d'utilisation très fréquente (exemple : tour)
Tout objet, tout être vivant pouvant figurer comme meuble dans un blason, la liste ci dessous risquerait de tendre vers l'infini si elle ne se limitait pas à ces trois catégories...
Donc, merci de ne compléter cette liste qu'en observant les critères ci dessus.
Abeille
L'abeille est représentée montante, vue de dos, avec les pattes étendues et les ailes entr'ouvertes. Elle est volante quand elle est stylisée ailes ouvertes. L'abeille symbolise l'espérance.
En héraldique d’empire, les princes (non souverains) portaient un chef d’azur semé d’abeilles d’or. Napoléon chargea son manteau d'abeilles d'or.
Petit mouton. Voir mouton.
Figuration d'un agneau porte-étendard, qui tient par ses pattes de devant (la patte dextre) la bannière du Christ (normalement frappée d'une croix de gueules sur fond d'argent). L'agneau pascal est normalement représenté passant. Il est souvent représenté la tête entourée d'une auréole, dont on indique l'émail en précisant qu'il est nimbé ou auréolé. « D'azur à l'agneau pascal d'or ».
- De gueules à un agneau pascal d’argent nimbé et onglé d’or (Brixen).
- D'azur à un agneau pascal la tête contournée d'argent sur une terrasse de sinople (Grasse).
- Voir article séparé à Aigle (héraldique).
Voir oiseau. Nid de certains oiseaux, pélican, cygne,… .
Oiseau de mer ou de marécage ressemblant vaguement à un cygne, représenté dans son nid flottant sur les ondes. On le nomme parfois « martin-pêcheur » Oiseaux, nid et ondes sont par deffaut de la même couleur. On précise « flottant sur une onde de...» si les ondes qui le supportent sont d'une couleur différente.
- Voir article séparé à Aigle (héraldique).
Sorte d'angelot, figure de Cupidon, représentée sous la forme d'un petit enfant, avec deux ailes dans le dos, et muni d'un arc et d'un carquois plein de flèches. C’est le chérubin du XVIIIe siècle.
Dragon ailé.
Ou : amphistère. Figure de fantaisie représentant un dragon (serpent ailé et membré), dont la queue, qui forme une volute, se termine également par une tête de serpent (ce qui en fait une à chaque extrémité). L'amphisbène peut reçevoir les attributs des carnivores et des êtres ailés. «D'argent à une amphisbène de gueules».
L'ancre est ordinairement posée en pal. La tige de l’ancre s’appelle une strangue ou flanque, la traverse du haut une trabe, quant à la corde passée dans l'anneau on l'appelle une gumène. L'ancre
bouclée est munie de son anneau supérieur (organeau) et parfois d'un autre en bas.
L'ancre renversée est le symbole des bateliers (marine d'eau douce).
Les anges sont représentés sous la forme d'une jeune fille revêtue d'une longue dalmatique. Leurs ailes sont presque toujours tournées la pointe vers le bas, c’est-à-dire qu'elles sont abaissées.
L’archange Saint Michel se reconnaît au fait qu’il est armé (quand il n’est pas occupé à terrasser un dragon).
“D’azur à un Saint Michel d’argent nimbé d’or, tenant un glaive flamboyant de gueules et un bouclier du même, qui est de Kiev”.
Ange aux traits d'enfant. Voir aussi Amour.
(du latin ingemmare, orner de pierres précieuses : Selon quelques auteurs, ce meuble était primitivement composé de pierreries (gemma) et de rubans noués et enroulés.).
Fleur imaginaire et formée de quatre à huit pétales semblables à ceux de la quintefeuille, mais arrondis. Elle est percée au centre et laisse voir le champ. L'angemme n'est ni tigée, ni feuillée. On dit aussi angenne, ou angène. Ce meubles est très rare et souvent donné pour quintefeuille.
Poisson dont le corps est toujours ondulé.
(du bas latin anilla, de anicula, petite vieille, et par extension, béquille). Figure formée par deux courbes en forme de «C» adossés et liés ensemble par une ou deux traverses. L'anille paraît
avoir pour origine l'ancre ou agrafe en fer, ou fer d'ancrage, qui sert à soutenir les murs. (cf. Croix ancrée)
Ce nom designe aussi, à tort ou à raison le fer de moulin, qui présente un carré vide central, et ce, même dans des textes non héraldique.
Cercle uni ou orné de pierreries. Un anneau unique posé dans l'écu s'appelle un cyclamor (terme désuet).
Petit anneau. Les annelets sont toujours posés en nombre. Ils sont parfois entrelacés, ou concentriques.
Tête d'enfant ou angelot joufflu qui paraît souffler avec violence un vent du Nord. Les jets d'airs sont figurés avec la même couleur que la tête.
Arme composée d’un arc et d’un fût. Sa position est d’être en pal, le manche vers le bas.
L'arbre est normalement terrassé, c’est-à-dire que l'on ne voit que la naissance de ses racines. Quand il montre ses racines, il est arraché. On peut lui couper les branches (ébranché, écoté) ou le haut du tronc (tronqué). Il est futé quand son tronc est d'un émail particulier.
Si son feuillage est réparti en groupes, on le dit étagé en précisant le nombre d'étages. Quand il n'a pas de feuilles, on le dit effeuillé.
On précise le nombre de feuilles quand elles sont dessinées individuellement.
Les arbres d'une espèce particulière sont représentés avec les feuilles ou fruits qui les caractérisent.
Voir aussi plante.
L'arc est normalement représenté en pal. S'il est posé en fasce, la corde en dessous, il est dit couché. Il peut être cordé quand sa corde est d'un émail particulier.
Il peut être en fasce ou en bande (ou en barre), burelé d'or, de gueules, de sinople et d'argent. Normalement mouvant des bords de l'écu.
Voir pont.
L'Arche de Noé est représentée sous forme d'une barge sans voiles, surmontée d'une maison basse.
Représenté sous forme d'une tête de carnation semée d'yeux. Surnommé panoptès (qui voit tout), du nom d'un prince argien doté de cent yeux, dont cinquante étaient toujours ouverts. Symbolise un homme très clairvoyant, ou un surveillant sans faille, que l'on ne peut pas abuser.
Arme de jet : Les armes de jet peuvent être futées (manche ou tige) d'un émail particulier. «D'argent à une lance de gueules, futée de sable», ou «d'argent à une lance de sable, armée de gueules». Voir flèche.
Assez rare, plus fréquent en zône britannique, tenant parfois un fer à cheval en son bec.
Portion de muraille posée à dextre ou à sénestre d'une tour, généralement mouvant du flanc de l'écu.
Badelaire
Cimeterre à lame courte et large, recourbée vers la pointe.
Toujours à deux plateaux.
L'héraldique a conservé l'ancien terme de bar pour désigner le barbeau. Il est allongé, représenté de profil, généralement posé en pal et courbé. Les bars figurent souvent en paire et adossés.
- de gueules à deux bars adossés d'or (Ferrette).
Synonyme de bar
Dragon à tête de coq. De plus, les ailes du basilic sont préférentiellement formées de plumes, et non membraneuses comme celles du dragon.
“D’argent au basilic de sable, couronné, becqué et armé d’or, lampassé, ailé et dardé de gueules, qui est de Kazan.”
Voir Navire.
Les principaux bâtiments sont la tour, le château (forteresse formée de plusieurs tours), qui peuvent être donjonnés, le pont. Ils peuvent être augmentés d'un avant mur.
Le bâtiment est ajouré pour les fenêtres, ouvert pour la porte, maçonné pour les joints de pierre (quand ils sont très apparents). Il est couvert quand il est couvert d'un toit de même émail, et essoré quand ce toit est d'un émail différent. Il peut être girouetté quand il est surmonté d'une girouette, qui prend la forme d'un pennon ou d'une bannière, et peut être d'un émail différent.
Les châteaux germaniques sont généralement mouvants de la pointe, alors que ceux de Méditerranée (typiquement celui de Castille) sont alaisés, ce qui est la position normale. Dans le doute, il vaut mieux blasonner que le château est mouvant de la pointe.
« de gueules au château hersé d’argent mouvant de la pointe, à trois tours essorées d’or, qui est de Salzburg»
« d’azur au château d’argent mouvant de la pointe, ouvert d’or, qui est de Cracovie ».
La porte est hersée quand elle est munie d'une herse normalement ouverte, coulissée si la herse est fermée.
Un bâtiment en proie aux flammes est dit flambant.
On précise «au naturel» pour le distinguer de la pièce de même nom. Le bâton au naturel est souvent noueux.
Le bélier est représenté sous la forme d'une poutre, terminée à dextre par une tête de bélier. La poutre peut être en fasce ou en bande.
Mouton doté de cornes. Voir mouton.
Meuble en forme de disque, toujours de métal, d'or par défaut. Représente une pièce de monnaie. Voir Besant et tourteau.
Le taureau est représenté entier, généralement dans des positions dressées. dit effarouché quand il est représenté rampant, furieux quand il est représenté dressé sur ses pattes de derrière, sautant ou effrayé.
La vache se caractérise par la présence de pis, et est généralement passante : « D'or, à deux vaches de gueules, onglées, accornées, colletées et clarinées d'azur, qui est du Béarn”.
Le rencontre de bovidé est généralement dite « de bœuf », parfois « de taureau ». Celui sur champ de gueules est "De gueules à un rencontre de taureau, sommé d'une étoile, accompagné d'un soleil à dextre et d'une lune à senestre, le tout d'or, qui est de Moldavie", sur champ coupé de gueules et d’azur est de Bessarabie. Celui de Bucovine est sur champ parti d’azur et de gueules.
Petit meuble de forme rectangulaire, généralement posé sur la petite dimension et employé en nombre comme meuble secondaire.
- De gueules aux six billettes d'or ordonnées 3, 2, 1 (Ménilles)
Serpent dont le corps forme plusieurs volutes.
Voir ramure.
Voir fermail.
Parfois nommée Chantepleure, représentation stylisée d'un récipient double (qui ressemble à deux croches) servant à transporter de l'eau. Très rare en France, se rencontre surtout en Grande-Bretagne sous le nom de oges ou waterbourgets.
Voir chèvre.
Le nom médiéval de la bourse est bouge ou bougette, ou encore bouse.
Représentation stylisée de la partie métallique qui garnit l'extrémité d'un fourreau d'épée.
Le bras se nomme dextrochère ou sénestrochère, suivant qu'il est droit ou gauche.
- « D’azur au destrochère paré d’argent, tenant une épée d’or en pal, qui est de Connaught »
- « D’or à un dextrochère d’argent paré de gueules, tenant une badelaire d’argent et issant d’une nuée du même mouvant du flanc sénestre, qui est de Bosnie »
Sa position par défaut est mouvant du flanc senestre pour le dextrochère (et vice-versa), ce qui donc ne se blasonne pas. Il peut être alaisé, arraché ou coupé. Il est nu par défaut, mais peut être paré (de vêtements) ou armé (par une armure), qu'il faut alors blasonner.
Gros mouton sans corne (contrairement au bélier). Voir mouton.
Représentation très stylisée d'un briquet à battre la pierre (pièce métallique que l'on frappait avec un silex pour produire une étincelle). « De gueules à une croix d’or, cantonnée de quatre briquets du même, adossés deux à deux, qui est de Constantinople ». Le même en argent est le blason de Serbie.
Instrument servant à broyer le chanvre. Elles sont représentées par deux branches dentées reliées par une charnière.
Les broyes sont souvent confondues avec les morailles, dont la représentation est similaire.
- D'azur à trois broyes d'or, qui est de Broyes
- D'azur à trois broyes d'or liées d'argent, un chef d'argent au lion issant de gueules, qui est de Joinville
Partie du corps comprenant la tête, le cou, et la poitrine (sans les bras). Le buste (ou torse) est d'homme, de femme, de maure.
Calice
D’azur au calice d’or, surmonté d'une hostie d'argent, accompagné de sept croisettes du même, 3 à dextre, 3 à sénestre et une en chef, qui est de Galice.
Voir cloche.
Petit oiseau stylisé, de profil, ailes serrées, avec un bec et des pattes (à la différence de la merlette).
D'argent au chevron de sable, entouré de trois canettes du même, à la bordure de gueule chargée de huit fleurs de lys d'argent
Pièce d'artillerie, qui figure également comme ornement extérieur.
Le canon peut être affûté d'un émail différent. Ce terme n'est guère en usage dans les armoiries modernes. «D'azur au canon d'or affûté de gueules».
Voir : Smolensk.
Carré symbolisant un coussin.
Le centaure est une figure héraldique imaginaire correspondant à sa figuration mythologique. Il est par défaut armé d'une massue. Sa variante principale est le centaure-sagittaire, qui tire à l'arc.
L'imaginaire héraldique lui a donné sinon une compagne en tout cas un homologue féminin, la centauresse ou centaurelle.
Ci-contre : d'or à une centauresse sagittaire de gueules.
Représentation stylisée d'un fer de prisonnier.
Pied de vigne, représenté avec un échalas.
Serpent accorné.
Chien à trois têtes.
Voir disque.
Le cerf est dit élancé quand il est courant.
Il est ramé (ou sommé) quand la ramure est d'un émail particulier. Pour exprimer le nombre de ses andouillers, on dit qu'il est ramé, ou chevillé, ou encore sommé de N cors (ou pièces), étant entendu que ces cors sont répartis symétriquement : un dix-cors présente ainsi cinq cors de chaque côté de sa ramure.
Le cerf est à distinguer du daim dont les cornes sont plus larges et aplaties.
Poisson à grosse tête, normalement représenté en pal, vu de dos, avec deux nageoires de chaque côté.
Réseau de chaînes posées en orle, en croix et en sautoir. « de gueules aux chaînes d’or, posées en croix, en sautoir et en orles, allumées en cœur de sinople, qui est de Navarre ».
Voir Bouse
Sa tête est toujours de face. Le chat est hérissonné quand il fait le gros dos (les pattes ramassées), effarouché quand il est représenté rampant.
Le château au naturel est représenté sous forme d'une forteresse, muraille flanquée de deux tours rondes et ayant une tour intermédiaire plus haute, l'ensemble relié par des pans de mur crénelés. Il hérite des attributs d'un bâtiment. Il est donjonné quand un ou plusieurs donjons le surmontent (en principe sur la tour centrale).
« de gueules au château d’argent mouvant de la pointe …» Salzburg, Hamburg.
Le château héraldique, stylisé, est représenté par une tour donjonnée de trois pièces, comme dans les armes de Castilles : « de gueules au château d’or ».
Petit, plus stylisé et en nombre, il est utilisé comme meuble semant un champ (chatelé). Dans ce cas, il prend la forme d’une tour simplifiée. “De gueules à cinq châteaux d’or posés en sautoir, qui est du Poitou”
Arme défensive composée de quatre pointes, que l'on mettait au fond d'une fosse, ou que l'on semait sur un terrain et sur lesquelles venait se blesser les chevaux des attaquant, une des quatre
pointes se trouvant nécessairement pointée vers le haut.
Boulaide (Luxembourg): coupé de sinople à trois chausses-trapes d'or rangées en fasce et d'azur à une rose feuillée de sinople, à une divise ondée d'argent brochant sur la
partition.
Il est englandé (ou englanté) quand ses glands sont d'un émail différent.
Sorte d'angelot dont on ne représente que la tête, entourée d'ailes (deux, quatre ou six).
Sauf indication contraire, le cheval est gai, c’est-à-dire qu'il est représenté nu, sans bride ni harnais (ce qui ne se blasonne pas). Dans le cas contraire, le cheval est caparaçonné ou houssé de son harnachement, qui peut être d'un émail particulier. Il peut être sellé, bridé. Outre les positions normales des quadrupèdes, il peut être cabré (on dit encore acculé, effrayé ou effaré), ou ruant.
« De gueules au cheval d’argent, qui est de Hanovre ». De gueules au cheval gai et cabré d’argent, accompagné de deux étoiles à huit rayons du même, posées l’une en chef à senestre, l’autre en pointe à dextre, le tout d’argent, qui est d’Ibérie.
Le chevalier est nécessairement “armé de toutes pièces”, c’est-à-dire en armure. Le chevalier galopant sur son cheval est une figure typiquement lithuanienne, le “pogonia” (poursuite). D’argent à une « pogonia » de gueules, qui est de Polotsk.
Le Chevalier peut porter un écu sur lequel peut figurer des armes secondaires : « De gueules à un chevalier d’argent, portant un écu d’azur à une croix patriarchale d’or, qui est de Lithuanie ».
- Avec un dragon
- Saint Georges et Saint Michel
St Georges est caractérisé par le fait qu’il terrasse un dragon. Saint Michel fait de même, mais se reconnaît à ses ailes d’archange. La scène est généralement “au naturel”, mais les couleurs sont conventionnelles. Le dragon est de sinople (couleur de la nature), le saint est d’argent (symbole de pureté) et son arme d’or (symbole du sacré): De gueules à un Saint Georges d’argent terrassant un dragon de sinople, qui est de Moscou.
D’or à un Saint Georges d’argent sur un cheval de sable, terrassant un dragon de sinople ailé de sable, qui est de Georgie
La Chèvre se distingue du mouton surtout par par sa barbichette. Ses cornes plus droites. Le bouc est reconnaissable à son organe sexuel très marqué. « D’azur à une chèvre d’or, onglée et accornée de gueules, qui est d’Istrie ».
Dans la famille de la chèvre, l’héraldique alpine utilise également le bouquetin (qui se reconnaît à ses très grandes cornes) et le chamois (dont les cornes sont plus petites et plus minces, en forme de spatules de ski).
“D’argent au bouquetin en pied de sable, qui est du Gotteshausbund”.
Bouquetin d’or sur champ azur est du comté de Hohenembs (Autriche).
Voir aussi Mouton.
Bâton noueux (par opposition à l'écot, qui figure un tronc d'arbre).
Le chien peut être représenté de plusieurs races, qu'il convient de blasonner (si elles sont reconnaissables) : le lévrier, le levron, la levrette, le mâtin, le braque, etc.
S'il porte un collier, il est dit colleté (hormis le lévrier, qui l'est toujours).
Un chien à trois têtes représente Cerbère.
- écartelé, au 1 et 4 d'azur au chien d'argent, au 2 et 3 fascé d'argent et de gueules de huit pièces à la bande d'azur chargée de trois étoiles d'or, qui est de Raymond Alies
Créature imaginaire représentée par un tronc de femme, des serres d'aigles en guise de bras, un corps de chèvre, des pattes arrières de lion, et une queue de serpent.
La chouette est par défaut représentée de profil, la tête de face. Le hibou, qui lui ressemble est par contre un oiseau ordinaire qui se blasonne comme tel.
La clef est le plus souvent posée en pal, anneau en pointe, et panneton en chef tourné vers dextre (s'il est tourné vers sénestre, la clef est dite contournée). Elle peut également être posée en barre ou en bande, voire en fasce ; la position normale pour le panneton est alors d’être tourné vers la pointe (dans la position où on introduit la clef). Deux clefs entrecroisées sont dites passées en sautoir (comme sur les armes pontificales, où elles figurent aussi comme ornement extérieur, l'une d'or et l'autre d'argent : « de gueules à deux clefs en sautoir, l’une d’or et l’autre d’argent, qui est de l’Église »).
Quand les anneaux de deux clefs sont entrelacés, on dit qu'elles sont entretenues.
Quand un lien rejoint les anneaux de deux clefs en sautoir, elles sont dites liées (de la couleur correspondante).
La clef symbolise saint Pierre. Sur un blason, deux clefs en sautoir ont souvent été accordées par faveur papale (Abbaye de Cluny, Maison de Clermont-Tonnerre).
De gueules à la clef d'or posée en pal (partie sénestre de Genève).
De gueules à la clef d'argent, posée en bande, anneau en pointe et panneton tourné vers le chef (Ville de Brême).
De gueules à deux clefs posées en sautoir surmontées d'une croix haute d’argent (Principauté de Brême).
Cloche, ou campane. Elle doit laisser voir son battant. La cloche dont le battant est d'un émail particulier est dite bataillée de cet émail.
D'azur à trois cloches d'argent.
La «cloche de vair», ou clochette, est la partie de la fourrure d'azur, qui ressemble à une cloche, dont la partie large est vers le bas, l'autre partie étant le pot d'argent : «d'argent à une cloche de vair de gueules».
Clou à tête triangulaire. Les clous de la Passion sont généralement au nombre de trois.
(Désigne également le centre de l'écu).
Représentation stylisée d'un cœur humain. Il peut être ailé, enflammé,… « D’argent semé de cœurs de gueule ». « D’or à trois lions léopardés d’azur lampassés de gueule, couronnés du champ, chacun accompagné de trois cœurs de gueules, qui est du Danemark ».
L'attribut de la boucle est bouclé. Un animal portant un collier est colleté.
D'argent à la colonne de gueules.
Étoile à huit branches, ou rais, dont l'un est plus long et a la forme d'une queue ondoyante (ou arquée), et dirigée vers le bas. La comète est caudée quand cette queue est divisée en trois rayons plus minces, chevelée si elle a l'apparence d'une chevelure.
Coquille d'escargot vide.
Le coq est un oiseau caractérisé par une crête, une barbe, et les plumes de son col.
Le coq est normalement représenté hardi, c’est-à-dire avec une patte levée. Il peut être crêté et barbé, quand sa crête et sa barbe sont d'un émail spécial. Il est dit chantant quand il est représenté le bec ouvert.
- d'azur au coq d'or crêté et barbé de gueules, qui est de Vogüé
Un dragon à tête de coq est appelé basilic.
Noisettes dans leur cupules, normalement représentées par trois. Quand elle est seule, la coquerelle est représentée le pédoncule en haut.
On distingue la coquille St Jacques, convexe, et la coquille St Michel, concave. Les oreilles sont représentées en haut, la figure est renversée sinon. La coquille peut être oreillée d'un émail particulier.
Coquille d'escargot : voir conque.
Le cor (ou cor de chasse) instrument à vent utilisé pour la chasse mais aussi pour la guerre. Les anneaux qui le cernent sont les viroles ; le cordon qui permet de le suspendre est le lien, ou attache (s'il en est dépourvu, on le nomme huchet).
Il peut être embouché (ou enguiché), virolé, lié (ou attaché), pavillonné, suivant que, respectivement, son embouchure, ses viroles, son lien ou son pavillon sont d'une couleur particuliére (pour certains auteurs, enguiché est synonyme de lié).
La position par défaut est unanimement reconnue comme ayant embouchure et pavillon dirigée vers le chef, par contre les avis sont très partagés quant à la place de l'un et l'autre. (« L'embouchure o
- L'embouchure est à senestre pour Crayencourt, P.Joubert, M. Pastoureau, O’Kelly de Galway, JB Rietstap, Ch-M de Saint-Melaine...
- elle est à dextre pour G.Audoin, T. Veyrin-Forrer, C. Wenzler, N. Viton de Saint-Allais, Diderot-D'Alembert, Larousse ...
- et de nombreux autres évitent de le préciser....
Autant dire qu'il est malaisé de determiner quand il est contourné ou non. Certes les exceptions ne sont pas rares en héraldique, mais pourquoi le cor et ses dérivés seraient dessinés en sens contraire de l'orientation générale des autres meubles ?
- d'azur au huchet contourné d'argent, lié, virolé et enguiché de gueules, accompagné de trois molettes d'or (qui est de Villefort)
Quand il a les ailes éployées, le corbeau se distingue de l’aigle par sa position non héraldique, et son bec droit. “d’argent à un corbeau aux ailes déployées de sable couronné d’or, qui est de Galicie”.
Voir huchet.
Élément de rocher ou de montagne,arrondi en forme de pain de sucre, représentant un de ses sommets. Le nombre de coupeaux doit se blasonner. Ne s'emploie jamais seul. (Voir Montagne).
Sorte de poignée de bois munie de deux cordes à chaque extrémité, posée en pal, qui servait à attacher les chiens de chasse par couple.
Employée comme meuble, la couronne peut être très stylisée. « D’azur à trois couronnes d’or, qui est de Suède (aussi de Munster, ou de Galice ancien) ».
Elle peut être employée comme accessoire de meubles couronnés. Un fragment de couronne en bande est un crancelin.
La couronne de base est une simple bande montrant trois fleurons, celui du milieu étant vu de face, et les deux autres de profil (un quatrième fleuron est caché par le premier).
La couronne est également employée comme coiffure codifiée, qui fait partie des ornements extérieurs du blason. Dans ce cas, elle est représentée de manière beaucoup plus réaliste.
La couronne peut être “fermée”, c’est-à-dire comporter une fermeture hémisphérique comme un casque: “ D’azur au cimeterre d’argent mis en fasce, garni d’or avec une poignée pommelée du même, surmonté d’une couronne fermée d’or, qui est d’Astrakhan”.
Instrument en forme de Z à bouts aigüs, dont on se servait pour escalader les murs des places fortes.
(de l’allemand Kränzlein) : Fragment de couronne à fleurons, qui peut être voûté, mouvante à chaque extrémité. Sa position est d’être posé en bande. Le crancelin est une pièce d'arme allemande, que l'on trouve dans les armes de Saxe. Il représente à l’origine une couronne de rue, au naturel. « Fascé d’or et de sable, à un crancelin de sinople posé en bande, qui est de Saxe (électorale) »
Arbre stylisé présentant quelques racines à sa base, et sept branches terminées par une feuille. L'origine est discutée : le créquier pourrait représenter un cerisier sauvage (les cerises sauvages étant appelées criques ou creques en patois picard), ou un prunier sauvage poussant aux alentours de Créquy, en Artois.
- D'or au créquier de gueules qui est de Créquy
Voir roc.
Petite croix utilisée comme figure secondaire (en nombre, ou posée sur d'autres figures).
- D'argent à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes de même, qui est de Jérusalem.
Pièce en forme de croissant, dont les pointes montent normalement vers le haut. «D'argent au croissant de gueules».
Le croissant peut être versé si ses pointes sont tournées vers le bas, tourné quand elles sont à dextre, et contouné quand elles pointent à sénestre.
Voir l’entrée spécifique croix (héraldique).
Voir amour.
Désigne un anneau unique posé dans l'écu (terme désuet).
Le cygne est fréquemment “colleté” d’une couronne, c’est-à-dire qu’elle est passée autour de son col. “De gueules au cygne d’argent becqué, membré et colleté d’une couronne d’or, qui est de Stormarn.”